lundi 11 août 2014

CANAL-LUXE GROUPE D'INFLUENCE


Canal-Luxe.org permet aux maisons de luxe de suivre l’évolution rapide des media numériques et des nouvelles technologies, d’examiner leurs approches actuelles, d’affiner leurs stratégies digitales. 

A l'heure où les internautes sont de plus en plus frileux à communiquer leurs données personnelles, où les modèles d'acquisition de trafic par voie publicitaire ne font plus l'unanimité, la Gamification apparaît comme une solution innovante et efficace. Un point s'impose sur cette nouvelle pratique de plus en plus courante chez les annonceurs... 

Pour faire simple, la gamification (ou ludification) est une technique qui applique les codes liés au monde des jeux vidéos à des domaines auxquels ils n’étaient pas destinés.  Nous faisons donc allusion au système de points, de récompense, de challenge, et bien entendu à l’esprit ludique.
Les raisons du succès de cette technique s’expliquent simplement par une démocratisation des jeux vidéo depuis quelques années ; maintenant on joue en famille, entre copines… l’univers des jeux vidéo est connu de tous et n’est plus uniquement réservé aux « gamers ».

Un travail d’image : en proposant un jeu, une marque communique une image « sympathique » auprès du grand public. Il est important aujourd’hui de faire vivre une expérience originale à la cible visée pour s’assurer une visibilité, la gamification est une des solutions !
un travail de visibilité : du fait de leurs aspects ludiques, les jeux sont propices à la viralité, au buzz. La gamification peut donc participer à augmenter la visibilité d’une marque.

Un levier d’animation : on parle beaucoup de l’importance de créer une communauté autour de sa marque. Mais le plus important reste de faire vivre cette dernière. Mettre en place une action de communication sur fond de gamification permet d’animer une communauté, de lui apporter du contenu, de la divertir.

En bref, la gamification, c’est le marketing opérationnel moderne !

Avoir une clientèle c’est bien, réussir à la fidéliser c’est encore mieux ! La gamification permet d’aller plus loin qu’avec la simple carte de fidélité. En effet, elle permet de créer une relation plus riche : le client devient acteur et non plus en attente passive.

Même s’il ne s’agit pas d’une science exacte, il semble qu’il y ait quelques raisons qui expliquent le succès d’une opération de gamification :

1) la promesse d’une récompense : valorisation auprès de la communauté (avec un classement, par exemple), un privilège (accéder à une information en avant-première) ou encore une dotation.
2) la création de rendez-vous : pour créer une dynamique autour de l’opération, il est intéressant de mettre en place des moments-clés (débloquer un niveau, dévoiler une nouvelle information…)


dimanche 10 août 2014

BEC ET ONGLES LOUBOUTIN

Il y a quelques mois, Zoe Pocock, l'une des plus célèbres nail-artistes des Etats-Unis créait la "manucure Louboutin". Il s'agit de peindre le dessous des ongles en rouge vif, clin d’œil à la célèbre semelle écarlate du créateur français ! Quant au dessus de l'ongle, il peut aussi bien être noir que coloré. La chanteuse Adèle a, elle, opté pour l'argenté pour fouler le red carpet des Grammy Awards 2012. Cette manucure a fait un carton outre Atlantique, auprès des mannequins comme des stars, avant de nous parvenir.

Si ces derniers temps Christian Louboutin est de nouveau mentionné dans le monde de la manucure, c'est parce que le créateur, après s'être intéressé aux chaussures, au parfum et aux sacs, lance désormais sa ligne de cosmétiques "Christian Louboutin Beauté", et en particulier sa gamme de vernis à ongles. Louboutin maintient ainsi la féminité à son paroxysme grâce à cette collaboration avec Batallure Beauty. Des escarpins au vernis à ongles, il n'y a qu'un pas… que Christian Louboutin a donc décidé de franchir !

Alors qu'on pourrait s'étonner de l'intérêt porté par Louboutin au vernis, ce dernier tient en réalité une place importante dans l’histoire du créateur. En effet, en 1992, le chausseur, peu satisfait du résultat de l’un de ses prototypes, avait eu l’idée de recouvrir la semelle du vernis rouge de son assistante. C’est ainsi qu’est née la légende Louboutin. "La semelle rouge est née grâce au vernis. Je lui rends aujourd'hui ce qu'il a apporté aux souliers il y a vingt ans", déclare le créateur sur le site officiel de la marque.

Pour lancer sa nouvelle gamme, le créateur français ne fait pas les choses à moitié : le flacon en verre, entièrement réalisé à la main, est proche de l'objet d’art. D’une hauteur de 20,5 cm, le capuchon n’est pas sans rappeler le talon aiguille démesuré de la vertigineuse ballerine "Ultima", créée par le chausseur en 2007 (pour l'exposition Fetish de David Lynch). Les multiples facettes du flacon expriment l’éclat du vernis. Le pinceau breveté de forme triangulaire, prélève la juste quantité de vernis (dont le niveau de pigmentation est particulièrement élevé) et le dépose sur l’ongle sans formation de bulles d’air. Au programme côté couleurs : du rose pop, du nude, un vert kaki et bien évidemment le célèbre "Rouge Louboutin", similaire à la teinte des célèbres semelles du chausseur, "d'un rouge éclatant et intemporel qui sied à toutes les carnations". Le tout, formulé sans toluène, formaldéhyde ou DBP. Sans danger pour la santé, donc.

Sept années après sa collaboration avec David Lynch, il refait ici appel au cinéaste pour réaliser un film, afin de lancer son nouveau produit. A visionner sur le site officiel de la marque.

Bien plus abordable qu'une paire d'escarpins du chausseur renommé, un flacon de 13ml de vernis coûte tout de même 45 euros. Plus onéreux qu'un vernis Tom Ford ou Chanel, il s'agit, selon Robin Burns-McNeill, présidente de Batallure Beauty, du "lancement d'une véritable entreprise de beauté de luxe".

Selon les analystes, les revenus qui pourront être tirés de la vente dès la première année de commercialisation sont évalués à 3 millions de dollars…

Pour le moment, seul le "Rouge Louboutin" est disponible sur le site de la marque (il est néanmoins à l'heure actuelle déjà en rupture de stock). Dès le 25 août, rendez-vous dans toutes les boutiques de la marque, ainsi qu'au Printemps, à l'occasion de l'ouverture d'un corner de la marque. A partir du 1er septembre, les 30 couleurs de la gamme (réparties en 3 familles : les "nudes", les "noirs", les "pops") seront disponibles en ligne, au Printemps et dans les boutiques de Saint-Honoré et de la rue Jean-Jacques Rousseau. Enfin, l'ouverture d'une boutique dédiée exclusivement à la cosmétique est prévue à la fin de l'année dans la galerie Véro-Dodat, à Paris. Dernière bonne nouvelle : le maestro aurait dans l'idée de sortir une ligne de vernis à ongles pour chaque nouvelle collection de chaussures…

Nul doute que ces Louboutin-là créeront aussi l’hystérie… Alerte rouge !

jeudi 7 août 2014

ERIC CHARLES DONATIEN

La peur de l'ennui est la seule excuse du travail. Interview avec un oeil persant et vif comme l'éclair, pétillant d'intelligence, Eric Charles Donatien.

Je suis arrivé dans son atelier Parisien, géré par des petites mains sortant tout droit des écoles de la Chambre Syndicale de la Haute Couture. Jean-Baptiste Colbert habitait rue Montesquieu ce qui est un bon présage car avant de faire paver et éclairer Paris, il a commencer par embellir sa rue.

Il arrive athlétique avec sa musculation entretenue. Moi, si j'étais vous, je ne manquerai pas sa collection de bijoux, et le reste. 

La création, c’est essentiel me dit-il , parce que si vous savez utiliser le pouvoir des “Miroirs de la Vie”, si vous savez déterminer la véritable cause de ce qui ne vous fait pas avancer, alors vous saurez également mettre fin à votre immobilisme. 

Quand vous utilisez judicieusement ce pouvoir de la création, votre vie devient bien plus facile, car vous pouvez voir le cadeau dans chaque création que vous produisez.

“La création d'acessoire Haute Couture ”, c’est à la fois avoir des outils les plus simples et les plus compliqués, mais aussi l'outil pour accéder à un niveau plus grand de bien-être. Après cette métamorphose, je ne fais que la transmettre aux autres. (Sortie venue du coeur) "Quel pied de donner du bonheur aux autres."


Questionnaire de Canal-Luxe.org

Votre mot féminin préféré • aile - L - elle -

Que chantez-vous sous la douche • " your song " d Elton john

Prénom de la première fois • celui de ma soeur

1 glace à deux boules quel parfum • un  par boule ( vanille + fruit )

Dans un ascenseur avec Lady Gaga que lui dites-vous ? • " j vous echange une robe en plume
contre un duo en studio "

Le tue l’amour le plus efficace dans un couple. • la radinerie

Vote juron favori ? • connasse

Le film qui vous a le plus marqué ? • enfant : un homme et une femme / adulescent :moulin rouge /adulte : torch song trilogy

2 heures avant la fin du monde que faites vous ? • je mange...... avec le plus de personnes que j aime

Vous avez le numéro de Benoît XVI que lui dites vous ? •   " j peux pas vous parler au telephone mais si on se voit on ne se ment pas ..."

Citez-moi une personne que vous admirez ? • la vierge

Quel est, à vos yeux, l'accessoire indispensable ? • la chaussure

Quelle pièce ne fera jamais partie de votre garde-robe ? • le pantalon pattes d elephant

Quelle personnalité, vivante ou morte, ou quel personnage de fiction rêvez-vous secrètement de faire défiler ? • Maléfique

Quel métier auriez-vous exercé si vous n'étiez pas devenu créateur ?•  anthropologue  itinérant
Souvenez-vous...

Quelles sont les toutes premières émotions que vous avez ressenties à Paris ? • trop jeune j y suis né , sinon un jour j ai acheté un scoot et j ai redecouvert cette ville comme un touriste

Pouvez-vous me citer un blog de mode ? • Dgena la bloggeuse parisianwear.com

mercredi 6 août 2014

MG ROAD IRANINDIA CONCEPT

Là où les nuits torides de Ardisson et de Begbede à l'angle de la boîte la plus mythique de Paris "Les Bains Douches" vient de s'ouvrir un restaurant moitié Indien, moitié Iranien, le "MG Road".

A la fin du XIXème siècle, fleurissaient dans Bombay des cafés ouverts et tenus par des immigrants Perses. Ces cafés dits “Irani” étaient des lieux essentiels à la vie sociale Bombayite & sont devenus mythiques. Bistrots populaires où hommes d’affaires côtoyaient chauffeurs de taxi et familles. On y mangeait bien, vite, toutes sortes de petits plats traditionnels, dans un décor de bistrot où miroirs & photos de familles couleur sépia ornaient les murs dans une ambiance Art Deco tout droit sortie de la gare Victoria.

A Paris, la carte de MG Road vous propose quelques plats Iraniens mais surtout une cuisine indienne plus contemporaine et inspirée : des cuissons plus courtes, du
croquant, des assiettes multicolores. Les recettes sont réalisées par un chef Londonnien reconnu, Manoj Sharma, à partir d’ingrédients de qualité & de produits frais, familiales le midi et plus créatives le soir.

Notre conseil est de prendre un assortiment d'entrées dont certaines sont exceptionnelles et une vraie explosion de saveurs. Les desserts sont à essayer.  Une expérience très différente des restaurants indiens traditionnels vous attend. 

205 Rue Saint Martin
75003 Paris
01 42 76 04 32
Ouvert de 12h à 00h
Fermé dimanche & lundi 

mardi 5 août 2014

ONCE UPON A TIME... VAN CLEEF & ARPELS

Pour sa collection Haute Couture automne/hiver 2012-2013, Franck Sorbier s'inspirait du célèbre conte "Peau d'Âne" écrit en 1694 par Charles Perrault. Après cette adaptation high-tech, c'est désormais Van Cleef & Arpels qui nous offre une relecture du conte.
Il y a plusieurs mois, alors que la Maison explore des pistes autour de contes de fées pour sa prochaine collection, elle rencontre Rosalie Varda (fille de Jacques Demy et Agnès Varda) qui travaille à ce moment-là sur un livre hommage au film "Peau d'Âne" adapté du roman de Charles Perrault par son père, en 1970. Le conte et le film correspondent à l'univers poétique des joaillers, comme l'explique Nicolas Bos, président de Van Cleef & Arpels : "Dans la présentation de nos collections, nous nous inspirons volontiers de ces thèmes proches des contes de fée, de l'imaginaire". 

C'est ainsi que l'idée d'une collection s'inspirant du conte et du film, prend naissance. Cette dernière tourne autour de trois moments importants de l'histoire princière (l'enfance au château, la forêt enchantée et le mariage heureux) et perpétue ainsi l’art de l’enchantement débuté dans les années 1940 avec la création des clips fées, par Van Cleef & Arpels.

Baguette Magique de la Fée des Lilas, collier du Roi, robe couleur du Soleil, robe couleur de la Lune, château enchanté, prince charmant… Tous se retrouvent dans cette collection baroque et colorée, parfois surréaliste. Pierres de caractère réunies en lots d’exceptions, camaïeux inédits et tailles de pierres envoûtantes transportent le spectateur au pays de l’amour, des fées et de la magie.

Cette interprétation joaillière du conte de Perrault a été présentée fin juin, lors de soirées fabuleuses et enchantées, au château de Chambord en présence de Suzie Menkès. C'est d'ailleurs à Chambord qu'avait eu lieu le tournage du film de Jacques Demy (dont la restauration et la numérisation viennent d'être réalisées grâce au mécénat de Van Cleef & Arpels). 

Placée sous le signe de l'enchantement, cette collection sera mentionnée dans l'ouvrage de Rosalie Varda au travers de quelques croquis de bijoux. Quant aux clips "Château enchanté", à la "Robe couleur du Soleil", au collier "Biches" , aux clips "Prince Rouge" et à "l'Eléphant enchanté" … ils seront dévoilés au grand public lors de la Biennale des antiquaires en septembre prochain et permettront à la Maison Van Cleef & Arpels d'affirmer sa position de grand joaillier au savoir-faire unique.

En attendant de pouvoir admirer ces œuvres, fredonnez la chanson : "Préparez votre, préparez votre pâte..., dans une jatte..., dans une jatte plate, et sans plus de discours, allumez votre..., allumez votre four...

Clemode.

lundi 4 août 2014

LA, OU TOUT N'EST QUE BEAUTE, LUXE, CALME ET VOLUPTE

19, avenue Kléber, Paris, 16ème arrondissement, Hôtel Majestic ouvert en 1908. C'est ici que le 18 mai 1922 se côtoient James Joyce, Marcel Proust, Pablo Picasso, Igor Stravinsky et Serge Diaghilev qui fête la première de son ballet Renard. Ici aussi qu'en 1928, George Gershwin compose le poème symphonique "Un Américain à Paris". Encore ici que sont signés, en 1973, les accords de Paris mettant fin à la guerre du Vietnam. Toujours ici que dès 1936, le gouvernement français y installe les bureaux de l'UNESCO et qu'à partir de 1958 (et jusqu'en 2009), le ministère des Affaires étrangères y tient  des conférences.

Cet immeuble, que l'on doit à l'entrepreneur Léonard Tauber est empreint d'histoire. Il accueille désormais le "Peninsula Paris", hôtel 5 étoiles qui, après des années de travaux pharaoniques, ouvre ses portes le vendredi 1er août 2014. Peter Borer, PDG de Peninsula explique comme suit les deux ans de retard sur le calendrier initial : "La rénovation des sous-sols avec la création de quatre niveaux dont un parking de 80 places, a été très compliquée. Et le fait d'être dans un bâtiment classé, ajouté à la proximité du métro ne nous a pas facilité la tâche".

Le groupe d'hôtels de luxe hongkongais Peninsula (The Hong Kong and Shanghai Hotels Limited Group) ouvre ainsi son 10ème établissement de prestige, le premier en Europe, totalisant 200 chambres, dont 34 suites (certaines avec leur propre jardin), dans le cadre d'une coentreprise détenue à 80 % par le fonds qatari Katara Hospitality. "Cette ouverture s'inscrit dans notre vision à long terme qui consiste à avoir un petit nombre d'hôtels dans le monde, dans des lieux exceptionnels", a déclaré à Reuters Clement Kwok, PDG du groupe hongkongais.

La transformation des lieux en palace a  été pilotée par le fonds Qatari Diar, qui avait également réalisé les travaux du Raffles Royal Monceau. Au total, 3 000 ouvriers (dont l'entreprise Degaine, spécialiste des monuments historiques et les Ateliers Gohard, spécialistes en dorures) sont intervenus. L'acquisition de l'immeuble aurait coûté 750 millions d'euros. A cela s'ajoutent les 430 millions d’euros investis pour redonner aux 33 000 m² de ce bâtiment sa fonction initiale d'hôtel luxueux. Nicolas Béliard, 47 ans, qui dirigeait le Peninsula de Bangkok, a veillé à ce que le raffinement soit omniprésent, respectant l'identité et l'histoire du palace. Pour cela, les meilleurs artisans de France et de grands noms de la décoration d'intérieure (comme le designer Henry Leung Kwok Fai) ont été appelés pour assurer une restauration à l'identique. Les colonnes en marbre vert Campan, les cheminés dans les suites, la mosaïque de la Rotonde ou encore le majestueux plafond de la réception, tout a été restauré avec un souci particulier.

Les 10 000 m² de façade en pierres calcaires taillées à Saint-Leu-la-Forêt (Val d'Oise) sont l'exacte restitution de celles de l'hôtel Majestic. 1000 boiseries d'époque ont été replacées. 100 000 ardoises angevines ont été découpées en forme d'écailles de poisson pour tapisser les toits. 40 000 feuilles d'or ont été lissées à la main… Le Peninsula a décidé d'apporter sa petite touche personnelle en ajoutant une verrière de 700 mètres carrés en forme d'origamis, et des portes d'entrée de 17 mètres de haut. Dans le hall est installé un lustre d'une tonne rappelant les feuilles des marronniers de l'avenue. Le Peninsula marie ainsi avec subtilité les décors d'origine avec des détails orientaux, comme le confirme Robert Cheng, vice-président marketing : "À Paris, notre intention est d'enrichir l'expertise hôtelière Peninsula avec les trésors du savoir-vivre français, de créer la parfaite symbiose entre les deux mondes". 

Pour avoir le privilège de séjourner dans un tel cadre, il faut compter au moins 1 095 € la nuit pour une chambre double, 2 395 € pour une suite. A de tels tarifs, des prestations exceptionnelles sont assurées. Pour cela, six espaces de restauration seront ouverts, dont une table gastronomique et une autre d'inspiration cantonaise. Le plus huppé, L'Oiseau blanc, dirigé par le chef Sydney Redel, est installé au dernier étage de l'hôtel et bénéficie d'une vue à 360° sur Paris. Les clients fortunés ne manqueront pas de fréquenter le spa ESPA, 1800 m² et 6 salles de soins, de la piscine intérieure, de la salle de sport… Sans oublier le plaisir d'embarquer dans une Rolls (une Phantom EWB flambant neuve ou une Phantom II réplique du modèle de 1934) ou, pour aller faire son shopping, dans l'une des deux Mini Cooper Clubman aux armes de l'hôtel. Sauf si l'on préfère fréquenter les 6 magasins présents au sein même de l'hôtel. Comble de l'élégance, chaque chambre est équipée d'un sèche-ongles. Ces chambres donnent d'ailleurs priorité à l'espace, au confort. En témoignent la literie ergonomique, la présence de tablettes tactiles permettant de tout contrôler, de la fermeture des rideaux à l'intensité lumineuse. Salle de bains en marbre avec larges baignoires et téléviseurs encastrés, dressing et œuvres d'art équipent chaque chambre. 
Pour assurer de telles prestations, le personnel est conséquent : près de 600 personnes employées pour satisfaire au moindre désir de richissimes clients.
A noter également : l’hôtel abrite également des salles de banquet et de réception où réunions et événements plus ou moins conséquents peuvent avoir lieu.
Pas encore ouvert, l'hôtel était déjà, en mars 2014, récompensé du "Most Anticipated New Hotel Opening - Luxury Travel Advisor".

Le Peninsula Paris rejoint ainsi les nouveaux-venus du luxe parisien que sont les hôtels Mandarin Oriental, Shangri-La ou Royal Monceau Raffles revisité après ses travaux. Mais les projets du groupe, tout juste naissants en Europe, ne s'arrêteront pas aux portes de Paris. En effet, le groupe Peninsula prévoit d'ores et déjà d'ouvrir un établissement à Londres où il vient de trouver un emplacement donnant sur les jardins de Buckingham Palace, après 30 ans de recherche ! Y est attendu, pour 2019, un nouveau palace de 200 chambres. Enfin, le groupe vient aussi d'investir à Rangoon où il envisage de réaménager un ancien bureau des chemins de fer de Birmanie, en écrin de luxe de 80 chambres.

dimanche 3 août 2014

DES BRACELETS HAUT EN COULEURS !

Alors qu'il y a quelques semaines je gardais trois enfants de 5, 7 et 11 ans : "Clémence, tu nous aides à faire des bracelets Rainbow Loom ?!"… Des quoi ?! "Ben, tu sais, les bracelets avec des élastiques !". Non, je ne sais pas. Mais après avoir pris conscience de mon âge particulièrement avancé (25 ans) et quelques explications ("Tu tisses les petits élastiques multicolores pour en faire des bracelets"), me voilà spécialiste de cette nouvelle mode qu'on ne manquera pas de croiser sur les plages cet été. Car oui, ces élastiques supportent aussi bien les bains de mer que la crème solaire et soulignent à merveille notre teint hâlé.

"Rainbow" : arc-en-ciel, "loom" : métier à tisser. Il s'agit donc de tisser des arcs-en-ciel. Ce qui se confirme lorsque l'on voit le nombre de couleurs que l'on peut associer avec ces élastiques. Mais malgré ce nom américain, on doit le lancement de cette nouvelle mode à… des français ! Les initiateurs de ce nouveau dada sont les membres de la famille Laurençon, résidant à Quimper, dans le Finistère. En 2012, cette famille part vivre un an à Miami où elle découvre ce jouet (créé par un américain au début des années 1990) grâce à leur fillette qui en rapporte un exemplaire de son école. A cette époque, le phénomène n'a pas encore explosé aux Etats-Unis. Mais, selon Emmanuel Laurençon : "A chaque fois que la famille ou des amis venaient de France, les filles du même âge que ma fille s'enfermaient dans la chambre pour faire des bracelets pendant des heures". Ils pensent alors que le produit peut rencontrer un certain succès en Europe. Ils tâchent d'obtenir les droits exclusifs de commercialiser les produits Rainbow Loom en France, en Belgique et en Suisse romande.

De retour en Bretagne en 2013, les Laurençon investissent 20 000 euros pour faire venir les premiers kits (qui comportent un métier en plastique, un crochet, des fermoirs et bien sûr de mini-élastiques de différentes couleurs) de Chine. Ils démarchent les points de vente de la région, puis les grands distributeurs de jouets. Ils multiplient les salons et les démonstrations aux seins de grands magasins de jouets. Alors qu'ils pensaient que le succès de ce jeu serait progressif, sa montée en puissance s'est en réalité faite de manière exponentielle depuis que le phénomène a atteint Paris. L'entreprise Créative Imports emploie désormais six personnes, est a quitté le garage familial pour s'installer au rez-de-chaussée d'un petit immeuble au centre de Quimper.

Ce jeu, qui apprend aux enfants la patience, développe la motricité de leurs petits doigts et leur permet de laisser parler leur esprit créatif. Il est désormais numéro un des ventes de jouets dans une vingtaine de pays du monde, dont la France. Victimes de leurs succès (au 30 juin, 350 000 kits avaient été vendus en France, ainsi qu'un million de sachets de recharges), les bracelets Loom ont mené à la création de nombreuses copies et contrefaçons (mais attention, plusieurs cas d'allergies causées par le port de bracelets contrefaits ont été signalés !), et on trouve désormais, sur les marchés et les brocantes, des recharges à partir de 1 euro. Les tutoriels pour créer des modèles de plus en plus élaborés (tels que les bracelets "Double Capped Dragon Scale", "Four Leaf Clover", "Flipside Rainbow Loom", mais aussi des figurines, des coques pour téléphone portable …) se multiplient sur internet. De nouvelles couleurs d'élastiques sont commercialisées au quotidien : à paillettes, fluorescents… De nombreux points de vente sont en rupture de stock, tant la demande est conséquente et le succès est tel qu'Helen Wright, une galloise, a fabriqué une robe avec 20 000 petits anneaux de plastique, qu'elle a revendue 215 000 euros sur eBay ! Quant aux époux Laurençon, qui tablaient sur un chiffre d'affaires de 800 000 euros sur une année pleine, ils atteindront finalement plutôt les 8 ou 9 millions d'euros.

Cette mode, qui se démodera probablement à plus ou moins long terme, ne fait plus seulement fureur dans les cours de récréation. En témoigne le nombre de stars prises en photo arborant bracelets ou colliers en élastiques. Parmi eux, le pape François, Julia Roberts, et même la très élégante Kate Middleton et son mari William. Royal !